Hommage aux fusillés de Chateaubriand le dimanche 23 octobre 2011.




70ème anniversaire de la fusilla

Pour permettre aux militants du département et à leur famille
de se rendre à cette commémoration,
l’UD CGT 77 met à disposition un car qui partira de Melun
à 7H précises Retour à 21 H 30 environ

l'U L CGT de Coulommiers organise un départ collectifs
pour Melun à 6H précises, RDV sur le parking De l'Aitre
devant l'UL CGT à l'Espace Lafayette
(prévoir boissons et « casse croûtes »)

INSCRIVEZ-VOUS :
TEL : 01 64 03 54 85 les mardis et les jeudis de 13h45 à 18h15.
OU LES MOBILES :
06 73 34 65 02 (Patrick) 06 31 53 89 33 (Michel) 06 18 85 64 71 (Alain)


Un rendez-vous annuel qui revêt cette année un caractère spécial.
Près de 2000 personnes sont attendues pour cet évènement que représente le 70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant.


13h00 Au Théâtre de Verre : Départ du défilé « Les droits des enfants » avec les enfants des écoles et tous les volontaires.
13h45 Rendez-vous au Rond-point Fernand GRENIER à Châteaubriant pour le « Défilé de la Mémoire ».
14h30 Cérémonie officielle sous la présidence d’Odette NILES présidente de l’Amicale et de Monsieur Alain HUNAULT maire de Châteaubriant.
15h00 Allocution de Bernard THIBAULT secrétaire général de la CGT et de Pierre LAURENT secrétaire national du PCF.

15h30 Évocation historique et artistique :

« TOUS LES GUY MOQUET DU MONDE »

Évocation écrite et mise en scène par : Alexis Chevalier
Assistanat et choix des costumes : Christine Maerel
Administration : Sylvie Valéra

Une réalisation artistique du Théâtre Messidor

Avec la participation de :
Christine Maerel (chant) accompagnée au piano par Jean-Marc Lépicier
Dany Coutand (chant)
La Chorale Méli-Mélo sous la direction de Catherine Diamin

Interprétation du spectacle par :

Une centaine de comédiens et comédiennes amateurs du Pays de Châteaubriant parmi lesquels :
Des élèves de l’école élémentaire « René Guy Cadou »,
Des élèves des collèges de la Ville-aux-Roses de Châteaubriant et Louis Pasteur de St Mars la Jaille.
Des jeunes des lycées Guy Môquet et Etienne Lenoir de Châteaubriant.
Des jeunes étudiants et adultes de la J.C. Région Parisienne.

Le défilé « Les Droits des enfants » sera réalisé avec le concours d’une centaine d’enfants et de leurs enseignants des écoles primaires du Pays Castelbriantais.

Communication, graphisme : Jacques Vermeersch
Régie générale : Michel Cahous
Lumière et son : Eurolive

Remerciements :
Aux « Grands Témoins » : Henri Duguy, Georges Prampart et Corinne Provost.
Aux Invités, Palestinien et Sud Africain
A tous les membres de la commission historique et artistique de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé, aux instituteurs et professeurs impliqués auprès de leurs élèves, aux 100 comédiens et comédiennes amateurs du Pays de Châteaubriant, aux équipes techniques de la ville de Châteaubriant et à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution à cet écrit et à la réalisation de l’évocation artistique.



Lettre de : Bernard THIBAULT

Cher(e)s Camarades,

La CGT a décidé de marquer le 70ème Anniversaire de la Fusillade de Chateaubriant, lors d’une manifestation importante. Il y a 70 ans en effet, le 22 octobre 1941, tombaient 48 résistants, otages fusillés par les nazis, avec la complicité des autorités françaises, dont les 27 de Châteaubriant. Ils étaient des syndicalistes, des dirigeants de grandes fédérations de la CGT, des communistes, des patriotes, des résistants de la première heure.
Ils ne furent pas choisis au hasard mais désignés par Pierre PUCHEU, l’un des grands représentants du Patronat. De ce patronat qui avait choisi son camp en criant « Plutôt Hitler que le Front Populaire ».
Ces syndicalistes avaient été à la tête des luttes sociales qui avaient conduit à des avancées sociales majeures en 1936, comme la semaine de 40 heures, les congés payés et les premières conventions collectives.
Résistants de la première heure, ils furent internés et fusillés les premiers. Ces exécutions visaient à empêcher les premiers actes de résistance, à tuer dans l’œuf l’espoir.
Les jeunes avaient donné le ton dès novembre 1940. Les 8 et 11 Novembre, les lycéens et étudiants dénonçaient l’arrestation du professeur Langevin, et remontaient les Champs-Élysées pour se rassembler devant l’Arc de Triomphe. La jeunesse paiera un lourd tribut pour ses actes de résistance.
La Résistance avait bien un double objectif : libérer la France et l’Europe du fascisme et jeter les bases de la reconstruction du pays. Il s’agissait de reconstruire en s’appuyant sur l’indépendance économique de la France, la maîtrise des grands moyens de production et une politique innovante de protection sociale. La CGT contribua grandement à faire inscrire ces objectifs, qui ont associé étroitement idéal de liberté, progrès économique et progrès social, dans le programme du Conseil National de la Résistance. Nous ne devons pas laisser s’effacer des mémoires que les Fusillés de Châteaubriant étaient des syndicalistes, et parmi eux des communistes, des chrétiens, ou simplement des patriotes qui ont influencé en profondeur les combats, les valeurs de la Résistance. Pas par instinct de propriété, mais pour souligner le sens et la portée transformatrice de leur engagement.
Le patronat rêve de revenir sur ces acquis sociaux et se livre à des attaques incessantes contre les conquêtes de la Libération en invoquant la compétitivité, la concurrence des pays à bas coût et maintenant le coût excessif d’un système social qui serait devenu un fardeau pour les générations futures. Mais il est aussi actif pour réécrire l’histoire, comme on l’a vu sur le cas de Louis Renault que les milieux patronaux veulent réhabiliter. Il s’agit de faire oublier la collaboration d’une grande partie du patronat avec le nazisme.
Cette réécriture de l’histoire vise à brouiller les repères, à affadir ou à dénaturer les combats de nos camarades fusillés à Châteaubriant. Ces fusillés pour l’exemple, issus de la classe ouvrière, ont fait par leurs actes de résistance honneur à la France. Leur message universel rejoint celui des peuples qui aujourd’hui se soulèvent de l’autre côté de la Méditerranée pour briser le carcan imposé par des régimes dictatoriaux et corrompus.
Comment ne pas remarquer enfin l’audience des thèses de l’extrême droite dans une période qui, à bien des égards, présente des similitudes avec celle de la montée du fascisme en Europe. Cette montée d’une extrême droite qui cherche à camoufler ses racines profondes et sa filiation historique avec la collaboration et se drape dans un discours social pour duper le monde du travail n’est pas un fait banal dans cette période de crise profonde. La CGT a pris ses responsabilités pour alerter le monde du travail sur le danger majeur de ces thèses pour la démocratie et les libertés. Brecht ne disait-il pas que le ventre de la bête immonde est encore fécond ? C’est une motivation supplémentaire et combien importante pour faire du 23 octobre 2011 à Châteaubriant, un grand rassemblement populaire et de la jeunesse.
La CGT appelle à en faire un grand événement avec l’Amicale de Châteaubriant. Souvenons nous de l’appel de Guy MOQUET, l’un des 27 de Châteaubriant « Vous qui restez, soyez dignes de nous ».
Oui, nous voulons être dignes d’eux dans nos actes de résistance et dans notre ambition de transformation sociale pour construire une société au service de l’Homme. Nous dirons aussi à travers ce rassemblement dont toute la CGT peut assurer un grand retentissement : Pas touche à ceux qui ont été l’Honneur de la France, à leurs combats, à leurs valeurs, à leurs messages.
Recevez, Cher(e)s Camarades, mes salutations fraternelles.

Bernard THIBAULT
Secrétaire général de la Cgt





Deux licenciements annulés, le Leclerc de Tarbes condamné






Info : UL CGT de Tarbes 20/10/2011

Le tribunal des prud’hommes de Tarbes a ordonné hier la réintégration de Florence Andrieu et de Cyrille Panassac, licenciés pour avoir manifesté et fait grève en mars 2009.

Toulouse, correspondance. Le conseil des prud’ hommes de Tarbes a annulé hier les licenciements de Florence Andrieu et Cyrille Panassac, salariés du centre Leclerc du Méridien, à Ibos (Hautes-Pyrénées), et ordonné leur réintégration, ainsi que le versement de leurs salaires depuis août 2009. Le conseil des prud’hommes ordonne aussi le versement de 3 000 euros de dommages et intérêts à l’union locale CGT, partie civile.

Florence Andrieu et Cyrille Panassac, qui travaillaient à l’espace culturel (livres, CD…) de l’immense centre commercial, avaient participé le 19 mars 2009 à une grève et une manifestation dans les rues de Tarbes. Une photo où on les voit porter une banderole (« Leclerc : les salaires les plus bas ») fut publiée dans la presse locale. Ils avaient aussi entrepris de créer une section CGT. Le centre Leclerc les a licenciés pour raison économique !

Depuis, ces deux salariés, soutenus par plusieurs syndicats et partis de gauche, mènent une longue bataille contre la direction de l’hypermarché. Celle-ci a fait traîner les procédures, espérant sans doute user la partie adverse. De plus, les conseillers prud’homaux de Tarbes, le 20 avril 2010, n’ont pu en première instance se départager et prendre de décision. Après une nouvelle audience, le 18 octobre, et de longs mois d’attente, le juge départiteur a fait pencher la balance en faveur des plaignants. « Le motif économique n’était qu’un prétexte pour s’attaquer à la liberté de grève et la liberté syndicale, commente Me Pauline Le Bourgeois, avocate des salariés. Ce jugement est la reconnaissance d’un fait de discrimination. »

« Nous sommes très heureux ! s’enthousiasme de son côté Florence Andrieu. Le juge a suivi toutes nos demandes. C’est une victoire éclatante pour nous. Tout au long de la procédure, nous avons rigoureusement exposé les faits. Nous avons présenté des éléments, des témoignages favorables. »

Pour elle, le plus douloureux a été la longueur des procédures, l’attente interminable. Deux ans, avant d’obtenir enfin un jugement… Cependant, la direction du centre Leclerc a la possibilité de faire appel et dispose d’un mois pour exercer ce droit. Dans ce cas, la cour d’appel de Pau s’emparerait de l’affaire. Le marathon social et judiciaire n’est peut-être pas fini, mais cela n’entame pas le moral de Florence Andrieu : « On a fait aujourd’hui le plus difficile. Quoi qu’il arrive maintenant, on tiendra ! Le jugement des prud’hommes renforce notre détermination. »

Pour lire le jugement, cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.loysel.fr/atga/Documents/09-00347.pdf

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