Le vendredi 23 septembre 2011, l'Union Locale CGT de Coulommiers à inauguré ses nouveaux locaux à l'Espace La Fayette,

Avec la présence de Frédéric IMBRECHT secrétaire général des mines et énergie- membre de la direction nationale de la CGT (en remplacement de Bernard Thibault dans le Finistère ce jour là).
Pascal JOJY secrétaire général de l’URIF CGT, Jean Louis Chomet secrétaire à l'URIF 77,
Valérie Lesage secrétaire générale de seine et Marne, les élus, Madame Ginette Motot 1er adjoint à la ville de Coulommiers( en remplacement de Monsieur Franck Riester Député-maire de Coulommiers, par un rendez-vous imprévu ) et de nombreux militants et sympathisants

Discours d’inauguration, de Patrick Arnould secrétaire général de l'UL CGT de Coulommiers

Mesdames et Messieurs, chers camarades. Au nom de la direction de l’Union Locale CGT je vous adresse à toutes et à tous mes sincères remerciements pour l’intérêt que vous nous manifestez par votre présence aujourd’hui autour de nos nouveaux locaux.

Merci à Frédéric IMBRECHT membre de la direction nationale pour la CGT.
Merci à Pascal Joly secrétaire général de l’Union Régionale Île de France CGT.
A notre très chère Valérie Lesage secrétaire générale CGT de Seine et Marne.
A Jean Louis Chomet ancien secrétaire de Seine et Marne pour lequel les militants de Coulommiers ont une grande estime.
Merci aux différents élus de la municipalité de Coulommiers,
Merci à Maître Sophie DEBRAY, avocate

Leur présence est pour nous un gage de mérite pour le travail que nous développons avec les syndicats et les salariés de notre territoire.

Nous remercions Madame MOTOT Ginette 1er adjoint à la ville de Coulommiers en remplacement de Monsieur Franck Riester Député-maire de Coulommiers. Un rendez-vous imprévu l’empêche d’être parmi-nous. Quoiqu’il en soit, la présence de plusieurs élues nous laisse penser que notre rôle et notre activité est reconnu et dépasse les enceintes des ateliers, des établissements et entreprises car nous nous inscrivons pleinement dans le développement économique et social du bassin columérien.

Merci à Monsieur Fraslin directeur du Centre hospitalier de Coulommiers. Sa présence m’honore, nous honore.

Si dans les années 1968 jusque dans les années 1975 peu de salariés avaient de conflits avec leur employeur, ce n’est plus vrai aujourd’hui. Nous recevons depuis quelques années environs 1000 salariés par an. Je me dois de rappeler que cette structure n’est pas une institution. L’union Locale fonctionne avec des militants bénévoles qui combattent l’injustice. Notre structure a pour but la défense des salariés et ce, quelque soit leur idéologie politique, philosophique ou religieuses.
Nous nous efforçons de présenter une Union Locale revendicative, combative, disponible, accueillante, tolérante et respectueuse. J’en profite pour remercier tous mes camarades avec qui militer est pour moi un honneur et un réel plaisir.

Il n’y a pas un jour ou des attaques, des procédures, des remises en cause d’acquis et de droits, ne frappent les salariés. Nul ne peut demeurer sans soutien.

Une de nos missions est de les accueillir, les renseigner, les conseiller et pour certains d’entre-deux de plus en plus nombreux, nous établissons leur dossiers et les défendons devant le conseil des prud’hommes et de plus en plus souvent devant la Cour d’Appel de Paris. Il faut le dire, nous sommes la seule organisation syndicale sur notre territoire à mettre à disposition de tous les citoyens d’un vaste territoire rural une permanence d’accueil et ce, depuis 1998.

Vous l’aurez compris, les unions locales, outils historiques de l’expression et mise en valeur des mouvements sociaux et des acquis importants de la classe ouvrière ont une importance capitale pour mener les luttes. L’union locale permet par ailleurs de construire les solidarités, de faire vivre un syndicalisme de proximité adapté aux diverses situations. L’Union locale apporte l’aide pratique à la constitution de nouveaux syndicats et apporte toutes formations nécessaires à leur développement.

C’est pour cela que de plus en plus de salariés de toutes catégories ainsi que des retraités nous font confiance. Pour bon nombre de citoyens, cette UL est considérée, respectée, crainte parfois, ce qui prouve qu’elle est active, efficace et disponible pour défendre les intérêts des salariés, retraités et chômeurs. Bien sur, quelques fois, des attaques fusent et le Secrétaire Général en prend pour son grade. Fort heureusement, l’Unité des syndicats, des syndiqués, des membres de la direction de l’UL fait que ces attaques échouent lamentablement les unes après les autres.

Notre structure ne cesse de se renforcer en militants, bien que chaque année nous perdons des syndicats parce les entreprises ferment ou dégraissent comme la chocolaterie et Tourneroche à Rebais, Droguet à Jouy S/ Morin, Arjo-wiggins Crèvecœur à Boissy le Chatel, la CEI à Coulommiers et plus récemment la nouvelle Brochure et Brodard à Coulommiers.

Nous occupions nos anciens locaux de l’union locale depuis 1968. A cette époque et devant l’exigence que portaient les syndiqués CGT avec les salariés à se réunir pour coordonner les luttes, les élus n’ont eu d’autre choix que nous attribuer un petit local. Nous avions la possibilité de nous réunir plus nombreux à condition de prévoir pour réserver une salle plus grande qui était malgré tout limitée en nombre de personnes pour des raisons de sécurité. Avec le temps, ces locaux trop exigus sont devenus, vétustes et insalubres. Nous devions y recevoir les salariés dans la détresse et sans confidentialité. Depuis de nombreuses années et malgré nos exigences argumentées, nos demandes restaient négligeables aux yeux des politiques. Combien de fois avons-nous entendu… »Mais comment faites-vous pour travailler dans ces conditions ? »

Notre capacité et notre dévouement pour aider nos concitoyens dans les moments les plus difficiles de leur vie au travail et à la retraite à peut être permis que les élus de notre municipalité aient eu un regard plus réaliste en nous accordant ces moyens qui répondent mieux à notre activité.

Les syndiqués de L’union locale CGT de Coulommiers, soucieux et attentifs à l’évolution de la CGT, première centrale ouvrière en France, sont fiers de vous présenter leurs nouveaux locaux.

Ces nouveaux locaux répondent aux exigences d’un syndicalisme moderne. Vous le verrez, Ils sont spacieux, fonctionnels et accueillant. Les réunions de travail, les permanences syndicales et juridiques sont plus agréables. En effet, ces dernières ne désemplissent pas et de plus en plus de salariés viennent se renseigner sur leurs droits. La nouvelle disposition des bureaux permet plus de confidentialité lors des entretiens. Autre nouveauté, une salle de réunion sera utilisée en salle de cours pour des formations syndicales économiques et sociales ouvertes à tous les salariés avec la possibilité de les mettre à disposition pour des formations décentralisées de l’Union Départementale.
Je veux rassurer les autres associations, les salariés de la crèche, les locataires voisins, nous resterons intègres et nous occuperons ces lieux dans le respect de tous.
Je veux aussi rassurer certains camarades…, ces nouveaux locaux confortables ne nous ferons pas oublier le terrain des luttes… mais devraient au contraire nous permettre, plus nombreux, d’occupez le lieu où la CGT se fait le plus entendre : la rue !
Je finirais ces propos pour que soit en tout premier lieu et au nom des dirigeants et syndiqués CGT de notre territoire remercié Monsieur Franck Riester Député-maire de Coulommiers. Par ce geste républicain il a fait preuve de respect et d’intelligence. Malheureusement, la situation faites à Coulommiers n’est pas la même partout : A Montereau, alors que les bâtiments où se trouve l'Union Locale CGT vont être détruits, depuis des mois la municipalité de M Jego bloc toutes solutions de relogement créant une vive inquiétude auprès des militants et des salariés pour l'activité de la CGT dans cette région.
Merci à monsieur Riester qui nous a écouté, entendu et qui nous permet de pouvoir enfin travailler dans des conditions très acceptables et dignes, en nous attribuant ces nouveaux locaux, ouverts, prêt à accueillir, prêt à informer et former, prêt à servir, prêt à vivre.

Je vous remercie tous pour votre attention.


Intervention de Frédéric IMBRECHT, représentant de la Direction Confédérale de la CGT Avant toute chose, permettez moi d’excuser Bernard Thibault qui n’a pu être présent à cette inauguration. Sa participation était déjà programmée pour d’autres initiatives liées à la campagne des élections professionnelles du 20 octobre dans la fonction publique d’état et hospitalière ainsi qu’aux journées de mobilisation des 6 et 11 octobre 2011. Il aurait souhaité être présent parmi vous, car comme vous le savez, Bernard fait partie des ces camarades (il en est même la locomotive) qui considèrent que la dimension interprofessionnelle de notre activité syndicale, en territoire, doit prendre une nouvelles dimension au regard des besoins, des attentes des salariés, des privés d’emploi, des retraites ainsi aux enjeux auxquels ils sont confrontés.

Patrick a très bien décrit le rôle essentiel de l’Union locale pour la CGT, mais aussi et surtout, pour les syndiqués et les salariés du territoire. Nous le mesurons d’autant plus aujourd’hui, alors que la crise pousse ici où là à des réflexes de repli sur soi dans les entreprises, alors que la crise plonge des millions de salariés dans le chômage, la précarité, ce qui amplifie la pauvreté dont le seuil atteint, dans un pays comme la France, est un véritable crachat de la part de ceux qui se vautrant dans l’argent qu’ils cumulent sans se lever tôt pour aller au travail, alors que des forces politiques et le Medef utilisent cette crise et ses conséquences désastreuses pour le salariat, la jeunesse et nos Vieux afin de nourrir les divisions entre ceux qui ont encore des droits et ceux plongés dans la précarité durable, alors que d’autres encore, attisent les oppositions entre salariés français et salariés migrants, entre immigrés « légaux » et travailleurs sans papier, pour nourrir des haines et le racisme….
Nous considérons qu’il n’y aura pas de sortie de crise durable si le travail, sa reconnaissance, sa valeur salariale, ne soient le cœur d’une politique qui ne soit pas régulatrice des marchés, mais qui affronte les marchés financiers et spéculatifs qui nous ont mis la situation où nous en sommes aujourd’hui et qui de toute façon en demandent, et en redemandent. Ils en redemanderont toujours plus tant que les gouvernements élus et ceux qui prétendent gouverner accepteront de calquer leurs décisions à partir des injonctions, des agences de notation, et non, à partir d’une vision de l’intérêt général des populations en France , en Europe et dans le monde. La démocratie, la politique d’un pays, cela ne peut pas s’exercer par une règle de plomb pour labelliser à coups de AAA comme on labellise les andouillettes.

C’est par ce que nous en avons marre d’être pris pour des andouilles que nous considérons que la seule règle d’Or qui doit valoir, c’est de répondre enfin aux exigences du monde du travail et non plus à celle du capital. La seule règle d’or pour nous, ce sont les mobilisations pour imposer, entreprise par entreprise, et dans les convergences professionnelles, interprofessionnelles, les revendications élaborées, décidées par les salariés avec les Organisations Syndicales.

Dans cette période où tout appelle à l’unité des salariés et de leurs organisations syndicales, nous le savons, le contexte unitaire est difficile. Mais ne rien faire, y compris dans ce contexte, ce serait laisser faire !! C’’est pour nous, à la CGT inimaginable ! C’est parce que nous sommes raisonnables, que nous avons raison de dire que la crise, c’est eux, la solution … c’est nous.

Cette crise systémique et démocratique appelle aussi plus de solidarité, parmi nous, les salariés, dans les lieux de travail, avec les privés d’emploi et les retraités sur les territoires mais aussi entre nous, peuples européens et au delà dans le monde. Faire vivre des solidarités, ce n’est pas seulement , pour nous, faire appel à nos valeurs, à notre histoire commune. C’est essentiel à la mémoire, surtout dans des périodes, comme celle-ci. La solidarité c’est aussi une question d’efficacité. Plus nombreux à partager, faire vivre des objectifs communs ; plus nombreux à en débattre autour de nous, plus nombreux à se mobiliser autours des 10 exigences de la CGT pour sortir de la crise ; plus nous serons en mesure de nous faire entendre et de gagner dans l’atelier, où il n’y a pas de petite victoire lorsque l’on obtient une augmentation de salaires, des embauches, des améliorations des conditions de travail, dans les professions et dans la politique du Medef et du gouvernement

Nous avons même la faiblesse de penser que ces objectifs et ces mobilisations unitaires, solidaires pèseront également comme nous l’avons vu en 2010 dans le conflit des retraites dans les postures politiques parmi ceux qui ambitionnent être une alternance, alors que ce dont il doit être question en 2012, c’est une alternative au libéralisme qui, même accolé du mot social en amont ou en aval, nous enfonce encore plus dans le mur. Nous ne pouvons pas, nous les militants de la CGT, faire de la solidarité comme un cordonnier. Être solidaire pour tous, cela doit aussi nous amener à l’être en nous. De ce point de vue, le 49ème congrès de la CGT a convenu que nous n’étions pas bien chaussés en matière d’organisation territoriale, en particulier en matière d’existence et de vie d’une CGT interprofessionnelle dans les localités, d’où l’importance de cette initiative de l’obtention de nouveaux locaux. Ils sont fonctionnels et le seront d’autant plus que les syndicats et sections syndicales en feront leur maison commune, pas seulement pour y venir et y être bien accueilli, mais surtout pour déterminer ensemble des plans de travail et de déploiement sur le territoire de l’UL pour les impulser, chacun à partir de ses moyens pour aller aider là où sommes plus faible et là où le syndicat , le fait syndical n’existe pas.

Les secteurs en croissance d’emplois, sont ceux où la syndicalisation est le plus faible. Développer la syndicalisation partout où elle est faible. Développer la syndicalisation partout où elle est faible est donc un défi à relever ensemble car aucun syndicat CGT ne peut se considérer fort dans son périmètre d’activité si la CGT est globalement faible autour. Au contraire , parvenir à ce qu’il y ait deux ou trois fois plus de syndiqués CGT changerait pour tous, durablement, les conditions, dans lesquelles s’exercent l’activité et le rapport de force global. C’est bien au périmètre de l’Union Locale que doivent se retrouver les syndicats, les sections syndicales pour déterminer nos objectifs en la matière, les cibles, les parrainages, dans de vrais élans conquérants et solidaires dans la conquête. Bref ! si ces nouveaux locaux doivent vous conduire plus nombreux à dire »je vais à l’UL »soyons aussi tous à considérer que l’Ul c’est notre outil pour bâtir partout la CGT et une démarche revendicative sur le territoire à partir des entreprises. L’Ul ne doit pas seulement être utile à celles et à ceux qui n’ont pas la chance d’avoir un syndicat CGT et c’est déjà immense..
L’Ul ne doit pas seulement être un lieu de camarades hyper dévoués à l’interpro »détachés » par leurs syndicats, qui parfois par ce geste considèrent qu’il ont fait leur B A. C’est déjà pas mal parce que d’autre aussi crient parfois : « Mais que fait l’Ul… »sans même se poser la question de ses moyens ou l’appellent quand ils en ont besoin.

Pour toutes ces raisons , je veux également vous saluer Mr Riester,, pour votre attitude à l’égard de la CGT lui permettant d’exercer une activité syndicale dans des conditions dignes que nous représentons. Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas forcément d’accord sur beaucoup de points de la politique menée par le gouvernement actuel et sa majorité dont vous êtes un parlementaire. Nos remerciements sont d’autant plus respectueux et sincères que d’autres Maires UMP, aujourd’hui Ministre du travail n’a pas la même courtoisie et la même attitude républicaine vis-à-vis de la première centrale syndicale française à St Quentin. Mais nous, comptons sur vous pour lui glisser quelques mots.

Bon courage à vous toutes et tous. Que vive votre Union Locale dans le soucis de tous de faire rayonner la CGT, plus que jamais au service et avec le monde du travail.


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