Nice : La CGT occupe la Bourse du travail

mardi 19 juin 2012,

La CGT 06 a déclaré la guerre au maire UMP de Nice, Christian Estrosi,

Une trentaine de militants niçois occupent la Bourse du travail, depuis lundi 18 juin, dans le but de récupérer leurs locaux dans le vieux Nice. Ils ont reçu la visite et le soutien de toute la CGT, lors de la venue d’Agnès Naton, dirigeante nationale et de Gilles Fournel, du comité régional CGT.

Cette période post-électorale est elle plus favorable au dialogue social entre le maire de Nice et la CGT ?

Rappel des faits : Le député-maire Christian Estrosi, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, avait annoncé, le 3 mai 2012, qu’il ne souhaitait plus que la CGT réintègre, après travaux, la Bourse du travail de la place Saint-François. L’union départementale CGT avait alors considéré qu’elle payait ses prises de positions et son engagement, et envisageait une action en justice. Présidentielle passée, qu’en est-il ?

« Nous avons attendu la fin des élections pour retrouver une période peut-être plus favorable pour recréer les conditions d’un dialogue avec le maire », souligne Didier Turrini, secrétaire de l’union départementale CGT.

Or, Christian Estrosi persiste en refusant la réintégration de la CGT dans ses locaux.

Depuis lundi 18 juin, une trentaine de militants occupent donc les lieux, « on n’a plus d’autres alternatives », argumente Didier Turrini. Si le dialogue social ne s’améliore pas, « nous resterons à l’intérieur jour et nuit, en faisant les trois huit ».

Pour les militants, M. Estrosi veut "se venger" parce que la CGT, au niveau national, a appelé le 24 avril à "battre" Nicolas Sarkozy à la présidentielle, a affirmé un responsable du syndicat, Fred Roth.

Saisissant l'occasion de la commémoration de l'appel du 18 juin, qui fait écho au passé résistant de la CGT locale, l'union départementale est passée lundi à l'offensive. Entre 1.200 et 1.500 sympathisants ont manifesté dans les rues de Nice avant d'investir l'Aigle d'or, pour une occupation illimitée, selon eux.

Réaction immédiate du maire de Nice: "Ma porte reste ouverte à la seule et unique condition qu'ils mettent fin à l'illégalité dans laquelle ils se sont enfermés."
REPORTAGE DE FRANCE3 cliquez sur le lien ci-dessous


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