5ème jour de grève à Coulommiers Distribution : La Poste refuse de négocier!

La mobilisation est toujours bien là et très très majoritaire au bout de 5 jours de grève à Coulommiers PDC. Le soutien de la population ne faiblit pas non plus puisque ce sont 2306 signatures de soutien d'usagers qui ont été remises à la Direction de la Poste depuis le début du conflit. Mais la Poste continue de rester sourde et continue la provocation...La dernière en date a eu lieu ce matin au cours de la pseudo réunion de négociation d'aujourd'hui, 11 juin en fin de matinée. Une nouvelle fois la Poste a tenté d'expliquer au personnel qu'il y avait "un problème de méthode" et qu'elle était prête à écouter les éventuelles anomalies dans les différents bilans de tournée...en précisant que cela ne changera en rien le bilan emploi! En gros, la Poste dit aux grévistes : "on a peut-être faits des oublis, des erreurs, mais au final même si on fait les corrections, on vous supprimera bien 2 emplois à la distribution et 1 au départ!". Face à cette attitude méprisante, le personnel, les représentants CGT et SUD ont quitté la séance. la grève a été reconduite pour lundi matin. Manifestement, la Poste joue sur le pourrissement du conflit. L'heure est aussi maintenant à créer partout la solidarité financière. Saluons donc comme il se doit, le geste de l'Union Locale CGT de Coulommiers dont le secrétaire général est venu sur le piquet de grève remettre au nom de la CGT 200 €uros aux grévistes. Partout interpelons les collègues et organisons des quêtes pour permettre aux collègues de Coulommiers de poursuivre leur juste combat pour l'emploi et pour le service public. Une première intervention a été faite par le syndicat SUD cette semaine auprès de l'inspection du travail. Une deuxième intervention est faite dès aujourd'hui par la CGT FAPT en direction de cette même inspection du travail.

TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS: UN PREMIER BILAN

Article de presse


On se souvient de ce slogan de campagne du candidat SARKOZY et de sa mise en œuvre par la loi TEPA « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » du 21 août 2007, défiscalisant le recours aux heures supplémentaires, autorisant le rachat des jours de RTT, etc. La DARES vient d’en dresser un premier bilan. Dur, dur ! « Une minorité d’entreprises employant 20% des salariés des secteurs concurrentiels ont augmenté leur recours aux heures supplémentaires ». « Le recours aux dispositifs de rachat de jours de congés a, pour sa part, été modeste ». Ces mesures n’ont pas davantage profité aux salariés à temps partiels qui forment l’essentiel des « travailleurs pauvres »: ils n’ont réalisé en moyenne que 17 heures complémentaires annuelles alors que la moyenne des heures supplémentaires pour les salariés à temps plein se situe à 49. Et l’explication fournie par l’étude ne surprendra pas nos lecteurs: « la très grande majorité des entreprises qui ont déclaré ne pas avoir augmenté leurs recours aux heures supplémentaires le justifient par un manque de dynamisme de leur activité. ». Il est une fois de plus démontré que la déréglementation, l’empilage des procédures dérogatoires et des exonérations fiscales n’ont pas la moindre vertu économique. A quand un bilan du volet « temps de travail » de la loi du 20 août 2008 ?


Patrick ARNOULD
Secrétaire de l’Union Locale CGT de Coulommiers

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