Fin de parcours pour l'imprimerie Brodard Graphique à Coulommiers


Cette filiale du groupe Maury Imprimeur va fermer ses portes : 190 emplois sont supprimés.



La nouvelle tant redoutée par les salariés de l'imprimerie Brodard Graphique est tombée lundi soir. Le Tribunal de Commerce de Meaux a refusé le seul plan de reprise encore en lice, enclenchant de facto la procédure de liquidation pure et simple de l'entreprise.

En redressement judiciaire depuis le mois de novembre, l'imprimerie francilienne avait placé tous ses espoirs dans une hypotétique reprise par le groupe italien Pozzoni, plan de reprise qui n'a finalement jamais été présenté. Dans ce contexte, la dernière possibilité de poursuite d'activité résidait dans l'offre du groupe d'imprimerie franco-néerlandais CirclePrinters, qui ne prévoyait toutefois que le maintien de 60 postes.


Las, le tribunal de Commerce n'a pas jugé cette offre suffisante et l'imprimerie Brodard Graphique (ainsi que la société La Nouvelle Brochure) fermera donc ses portes, ses matériels étant promu à une vente aux enchères unique en son genre.

Spécialisée dans l'impression de magazines, de périodiques, de catalogues et d'annuaires, cette imprimerie rachetée par Maury au groupe Hachette Filipacchi Médias en 1999, mettait en effet en oeuvre 10 rotatives labeur dont quatre 48 pages dont une duplexable en 96 pages, une 72-80 pages, deux 16 pages et deux 8 pages, 4 lignes de massicot rotatif et 9 lignes de point métal et routage.

20ème imprimerie française selon le GraphoRama 2008,l'imprimerie Brodard Graphique réalisait un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros et employait fin 2009 près de 210 salariés. L'entreprise supportait une dette de près de 39 millions d'euros.

Précisions de CirclePrinters quant à son offre de reprise de l'imprimerie Brodard Graphique (77)

le communiqué de presse du groupe franco-nerlandais d'imprimerie.


"Le groupe CirclePrinters a été le seul à présenter une offre pour la reprise d’activité de la société Brodard Graphique. Cette offre, jugée inacceptable par plusieurs acteurs dans le dossier, mérite d’être expliquée objectivement.

Le groupe CirclePrinters a offert de reprendre 70 salariés et les actifs de la société pour un prix de 25 000€. De plus, le groupe s’engageait à prendre à son compte la dette relative au terrain (environ 1M€) et les mises en conformité environnementales nécessaires pour maintenir l’usine en exploitation (estimées à plus de 250 000€).

Contrairement à ce qui a été écrit, les rotatives grandes laizes (2 presses de 72 pages) n’ont pas une valeur de 30M€ chacune, puisqu’une machine neuve a une valeur de 8M€. De plus, elles ne sont pas incluses dans les actifs repris, car elles sont la propriété du crédit bailleur, tout comme plusieurs autres machines.

Le groupe CirclePrinters a fait son offre en toute connaissance de cause et en prenant en considération les risques associés à ce dossier, en particulier au niveau commercial, car après les différents rebondissements de ce dossier, la majorité des clients ont retiré leurs travaux pour les confier à d’autres imprimeurs.

Nous regrettons que notre offre ait été dénaturée par une communication pour le moins partielle et inexacte."

Le 6 juillet 2010

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