La casse de la Sécurité Sociale par le Gouvernement et par les laboratoires SERVIER

Le Mediator aurait coûté 423 millions d'euros à la Sécu et aux complémentaires
Retiré du marché en novembre 2009, ce médicament destiné aux diabétiques aurait fait entre 1.000 à 2.000 morts.
Une note confidentielle de l'Unocam révèle que le Mediator, ce médicament utilisé comme coupe-faim qui a fait de 500 à 2.000 morts, a coûté 423 millions d'euros en dix ans à la Sécurité sociale et aux complémentaires santé, annonce Le Parisien/Aujourd'hui en France. L'Unocam réunit les fédérations d'assurances et mutuelles complémentaires santé et ses experts estiment que "l'Assurance maladie a dépensé 324,89 millions d'euros au titre du remboursement de ce médicament", selon le quotidien.
L'addition réglée par les mutuelles et assurances se monterait, elle, à 98,71 millions d'euros, selon la même source. Les experts de l'Unocam s'étonnent de "l'octroi par les autorités d'un taux de remboursement de 65 % en totale inadéquation avec le niveau de service médical rendu (SMR) qualifié d''insuffisant' par l'autorité de santé".
Commercialisé en France par les laboratoires Servier de 1976 à novembre 2009, le Mediator (benfluorex), destiné aux diabétiques en sur-poids et largement détourné comme coupe-faim, a été utilisé par 5 millions de personnes, dont 2,9 millions pendant plus de 3 mois. Il a été retiré du marché en novembre 2009.

MEDIATOR - Prise en charge à 100 % des patients concernés par la Sécu
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand appelle une nouvelle fois les patients qui ont pris ce médicament à consulter.

Tous les patients qui ont pris du Mediator bénéficieront d'une "prise en charge intégrale par l'assurance maladie", a annoncé vendredi le ministre de la Santé Xavier Bertrand sur RTL, en les invitant à "consulter".
"Ma priorité, c'est de renforcer notre système de prise en charge et de dire que pour tous ces patients qui ont pris du Mediator, il y aura une prise en charge intégrale par l'assurance maladie et qu'il faut donc consulter", a déclaré le ministre.
"Il y a un certain nombre de médicaments qui sont sous surveillance. (...) Quand il y a des questions sur le bénéfice et le risque d'un médicament, une préoccupation, c'est de prendre les mesures qui s'imposent le plus vite possible", a-t-il ajouté.

Xavier Bertrand a demandé un rapport à l'Igas (Inspection générale des affaires sociales), attendu mi-janvier. En début de semaine, le ministre avait évoqué de "fortes présomptions de défaillances graves dans le fonctionnement de notre système du médicament" à propos du maintien sur le marché du Mediator.

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