Les salariés de PSA Aulnay-sous-Bois interpellent le président de la République, et lui demandent d’intervenir dans une lettre ouverte.


Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay-sous-Bois

Lettre du 15 decembre à Sarkozy
Lettre ouverte à Sarkozy
16/12/2011

Les organisations syndicales

SIA, CGT, FO, CFTC, SUD, CFDT

Bd André Citroën

93600 Aulnay-sous-Bois

Aulnay le 15 décembre 2011

Monsieur Nicolas SARKOZY

Président de la République
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris


Monsieur le Président de la République,

Comme vous le savez, PSA a confirmé au CCE du 15 novembre son plan de suppression de 6800 emplois dont 5000 en France. Cette décision est d’autant plus inadmissible que PSA est une des entreprises les plus riches de ce pays, qui en outre continue de faire des bénéfices et dispose de 11 milliards d’euros de fonds propres.

PSA justifie cette décision par la conjoncture économique. Or précisément, dans cette période de crise, conserver son emploi et son salaire est pour les salariés une nécessité vitale. Et c’est à satisfaire cette exigence que les bénéfices des entreprises doivent servir en priorité.

Mais en plus de ces suppressions d’emplois annoncées, pèsent les menaces de fermeture des sites de Madrid, Sevelnord et Aulnay. Malgré les déclarations de M. Varin, tout démontre que les documents rendus publics les 9 et 14 juin derniers, respectivement par la CGT et Médiapart, ne sont pas qu’une hypothèse de travail mais bel et bien un plan en cours de réalisation.

Les salariés de PSA Aulnay ne sont pas dupes. Ils étaient plusieurs centaines à exprimer leur colère devant le siège de PSA à Paris le 15 novembre dernier.

Ce même jour, monsieur le ministre Eric Besson a affirmé à l’Assemblée Nationale qu’il n’y aura « pas de fermeture de site, pas de plan social, aucun licenciement, ni aucun plan de départs volontaires » chez PSA. De son coté, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a déclaré jeudi 17 novembre à France Inter que l'emploi ne devait pas être "une variable d'ajustement" pour le constructeur PSA Peugeot Citroën, et que les salariés devaient "être respectés".

De la même manière, vous-même, monsieur le Président, vous précisez dans votre communiqué du 6 juillet 2011 que : « M. Varin a confirmé que le groupe n’examine pas de projets de fermetures de site en France ». Et dans votre compte rendu d’entretien du 17 novembre 2011, il est écrit : « M Philippe Varin a confirmé au chef de l'État que le plan d'amélioration de la performance de PSA Peugeot Citroën ne comportera aucune mesure de licenciements, ni mesure d'âge et ne remettra pas en cause l'empreinte industrielle du groupe en France. »

D’autre part, dans votre communiqué du 6 juillet, vous avez rappelé l’importance du soutien financier apporté à PSA par l’Etat.

Etant donné la gravité de la situation, les salariés d’Aulnay ne peuvent cependant pas se contenter de promesses orales. Les engagements quant à leur avenir doivent être consignés par écrit.

Aussi, Monsieur le Président, nous demandons d’intervenir pour que puisse se tenir une réunion tripartite Etat-PSA-syndicats dans le but d’aboutir à un accord, garanti par l’Etat, assurant le maintien de tous les emplois sur le site d’Aulnay, au moins jusqu’en 2016, date prévue de la fin de la fabrication de la C3, ainsi que l’engagement de la direction de PSA à discuter et attribuer à Aulnay un nouveau véhicule en remplacement de la C3, afin que l’activité puisse se poursuivre au-delà de cette date.

Dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, nos salutations respectueuses.

Les organisations syndicales SIA, CGT, FO, CFTC, SUD, CFDT
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Non à la casse de l’usine de PSA Aulnay-sous-Bois

Pour signer la pétition, cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.cgt-psa-aulnay.fr/petition/non-la-casse-de-lusine-de-psa-aulnay

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