D'où provient l'expression de " vrai travail"

Pour celles et ceux qui se demandent d'où provient l'expression de " vrai travail" annoncé par le président sortant :
Cette affiche a été placardée un peu partout en France à l'occasion du 1er mai 1941. Edifiant !


Le « vrai » travail ?

Le “vrai” travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? Celui des
droits violés et des heures supp' impayées ?

Le « vrai travail » ? Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail...

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l'engin qu'il réparait, à cause de la compétition sauvage entre OTIS et KONE

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs qu'il laisse en ce moment mourir sans protection par refus d'un moratoire ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?

Le "vrai" travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n'arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?

Le "vrai" travail ? Celui du milliard d'heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n'en ont pas ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil franchouillards ?

Le « vrai » travail ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 a partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le "vrai travail" ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ? Celui des exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d'immigrés clandestins ?

Le “vrai” travail ? Celui des beaufs de la CG-PME, des cadres casques oranges de chez Bouygues, des marchands de manœuvre appelés « viande » ?

Le “vrai” travail ? "La vie, la santé, l'amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas?" (Parisot/Sarkozy)

Le “vrai” travail contre le droit du travail ? Le pauvre exploité qui sue et se tait, la dinde qui vote pour Noël !

Le “vrai” travail "sans statut" ? "La liberté de penser s'arrête là où commence le Code du travail" selon Mme Parisot et... M Sarkozy
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Le “vrai” travail sans syndicat ? Sans syndicat pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de droit

Le “vrai” travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu'on ne voit jamais manifester, qui n'est pas syndiqué, qui piétine son collègue ?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?

Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, vole, tue

Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, suicides, chantage à l'emploi, heures supp' impayées ?

Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, nettoyage, transports, entretien, industries

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, meurent sans retraite

Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?

Le “vrai” travail ? celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés ?

Le “vrai” travail ? celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters du Fouquet's qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le « vrai » travail, celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés.

Le « vrai » travail ? celui de Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, de Lejaby, de Pétroplus, des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?

Le “vrai” travail ? Qu'est ce qu'il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? N'a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.

Gérard Filoche, Inspecteur du travail

23 avril 2012


la CGT mines-énergie, le 27 avril 2012


NICOLAS SARKOZY, JEAN-FRANÇOIS COPE,


C'EST VOUS QUI INSULTEZ TOUS LES SALARIES DE LA FILIERE NUCLEAIRE

Hier soir, le Président sortant s’est permis dans l’émission "Des paroles et des actes" de parler au nom des syndicalistes CGT de notre Fédération en estimant que nous devions nous sentir trahis sur la question du nucléaire.

La veille, Jean-François Copé s'en était pris à la CGT en déclarant qu'elle insultait les salariés du nucléaire parce qu'appelant à battre le Président sortant.

Les éléments de langage sont bien rodés mais trop visibles !!!

D’un côté, un matraquage odieux envers la CGT et de l’autre la compassion pour la Fédération de l’Energie et les salariés du secteur.

La ficelle est un peu grosse !!!

Gageons que nous allons avoir droit à d’autres couches dans les jours à venir.

Une fois de plus, ce n'est que discours électoraliste et pour tout dire une véritable tartufferie afin de masquer le bilan de Sarkozy comme président de la République ou ancien Ministre de l'Economie.

S'il est vrai que les questions énergétiques, véritable enjeu de société, méritent tout autre chose qu'un accord sur un coin de table, aujourd'hui, la seule question qui vaille, c'est celle de savoir qu'elle va être la meilleure situation pour défendre et consolider le nucléaire civil maîtrisé par l'entreprise publique EDF dans le cadre d'un nouveau mix énergétique.

L'électricité n'est pas une marchandise comme une autre et a fortiori celle d'origine nucléaire.

C'est pour cela que nous avons posé avec force les questions de sûreté et de sécurité.

Cela exige une forte implication des personnels, des droits sociaux avancés pour tous les salariés du secteur et un niveau de formation élevé, ce qui aujourd'hui est mis en cause sous les coups de boutoir du libéralisme.

Par exemple, Nicolas Sarkozy déclarait récemment que la sous-traitance dans le nucléaire était un caillou dans sa chaussure.

Or qui, si ce n'est Nicolas Sarkozy lui-même reniant ses propres engagements, a amorcé la privatisation d'EDF et lui impose les règles de la financiarisation, mettant en cause les dispositions statutaires.

Qui, au travers de la loi NOME, livre une part du nucléaire -payé par les usagers d'EDF- aux opérateurs privés pour qui la loi du profit ne peut qu'affaiblir la sûreté et la sécurité ?

Qui a entamé le démantèlement d’AREVA ?

Qui étrangle la recherche publique et affaiblit le CEA ?

L'avenir du nucléaire, dans le cadre d'un mix énergétique, ne passe surtout pas par la poursuite de la politique de Nicolas Sarkozy.

Il passe par des droits nouveaux des salariés et des usagers.

Il passe par un pôle public de l’énergie dont la finalité sera l’appropriation et la démocratie sociale

associant personnels concernés, usagers et élus à tous les niveaux.

C'est en termes de rapport de force social dans lequel les syndicats auront un rôle important,
ceux-là mêmes que fustige Nicolas Sarkozy, que se pose l'avenir du nucléaire.

Gageons que les salariés de notre secteur apporteront une réponse cinglante lors des manifestations du 1er mai.


www.fnme-cgt.fr

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