Jobs d'été : comment certaines entreprises abusent des CDI aux dépens des saisonniers

Décrocher un CDI et se retrouver dans une situation plus précaire qu'en CDD… C'est le lot de nombreux saisonniers, que certaines entreprises embauchent en contrat à durée indéterminée pendant la période estivale, afin de gagner en flexibilité et de limiter les coûts.
En proposant un CDI, la société peut en effet imposer une période d'essai de deux mois, au cours de laquelle il lui est possible de mettre fin au contrat, sans motif. Elle évite aussi de payer la prime de précarité à la fin du contrat, qui équivaut à 10% du total des montants perçus au cours de la période de travail.
Les entreprises jouent sur la méconnaissance des jeunes concernent le droit du travail
Cette technique serait fréquemment utilisée dans le secteur de la restauration et dans les petits commerce, principalement au sein des zones les plus touristiques, selon la CGT-Commerce Paris.
La marque de vêtements américaine Abercrombie & Fitch serait aussi coutumière de cette pratique. Le groupe expliquerait le deal dès le départ aux jeunes recrues de l'été, en leur demandant de démissionner une fois rentrées à l'université.
Or, ces pratiques sont illégales. La loi interdit d'embaucher en CDI pour compenser un surcroît temporaire d'activité ou un remplacement pour cause de congés. Mais, pour que la société soit inquiétée, encore faut-il que les salariés concernés se retournent contre leur employeur, en exigeant de rester en poste après l'été…

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