le 18 octobre 2013, la CGT a interpellé les acteurs politiques de Seine-et-Marne


lus de 60 militants de la CGT 77 ont participé à l’interpellation des acteurs politiques de Seine-et-Marne.
La première cible était les élus du Conseil Général réunis en séance, invités le matin même à réagir à la lettre ouverte (ci-jointe).
Que ce soit en matière de retraite, salaires, emploi public et industriel, fiscalité, protection sociale, la CGT porte des propositions basées sur une autre répartition des richesses.
Refusant l’argument qui vise à faire du « coût du travail » l’origine de tous les maux de la société, la CGT pointe le coût du capital.
218 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires en 2012, 318 milliards d’euros de revenus financiers (spéculation en bourse prélevé sur les richesses créées par le travail en 2011) qui ne bénéficient pas au bien-être des populations.
Plus de 200 milliards d’exonérations de cotisations fiscales et sociales aux entreprises, compensées par le budget de l’état ne reviennent pas au financement des services publics.
La CGT porte l’exigence de l’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux avec un SMIC à 1 700 €.
C’est la condition première de la relance économique.
La CGT 77 compte s’emparer des campagnes électorales de 2014 et mettre les acteurs politiques locaux face à leurs responsabilités.
En effet, une campagne locale détachée des décisions et prises de positions nationales ne saurait répondre aux attentes des populations.
A cette interpellation, seuls le groupe Communiste et Républicain représenté par Maud Tallet et l’indépendant Claude Jamet ont répondu présents.
Tous 2 ont tenu à soutenir le syndicat CGT ATSM et les salariés (dont l’Association est financée par le Conseil Général) pour leur lutte pour le droit de travailler dignement et le droit syndical bafoué dans l’entreprise.
La CGT 77 compte porter ses exigences auprès des salariés et plus largement dans le débat public.



LETTRE OUVERTE DE L'UNION DEPARTEMENTALE CGT 77

A L’ATTENTION DES ACTEURS POLITIQUES DE SEINE-ET-MARNE
Mesdames et Messieurs,

L’examen en cours des projets de loi portant la réforme de notre système de retraite, le financement de la sécurité sociale et le débat autour du budget de l’état, préoccupent une partie grandissante de la population.

Même après l’adoption en 1ère lecture, il est encore temps, la loi concernant les retraites peut encore être modifiée.

Pour la CGT, la question de nos retraites et plus largement de notre système de protection sociale, concerne l’ensemble des salariés, des retraités et des citoyens et doit donc faire l’objet d’un large et vrai débat de société.

En effet, le financement de la protection sociale est étroitement lié aux questions de salaires, de pensions, d’emplois et de conditions de travail, et les politiques économiques et sociales précédentes et présentes, uniquement basées sur l’abaissement du «coût du travail» ne sont pas de nature, bien au contraire, à favoriser une protection sociale en réponse aux besoins des populations.

Les journées de mobilisation des 10 septembre et 15 Octobre, démontrent que les salariés, retraités et privés d’emploi attendent une autre réforme des retraites et de la protection sociale.

en ligne Pétition en ligne, sur le maintien et le renforcement du système de financement des retraites.
http://www.avaaz.org/fr/petition/mon_systeme_de_retraite_jy_tiens_1//?launch
 
Le projet soumis est injuste et inefficace.

- Injuste car il fait peser l’ensemble des efforts de financement sur les salariés et les retraités. Les salariés voient leurs cotisations augmenter, les retraités voient leurs pensions baisser, du fait du report de 6 mois de la revalorisation annuelle des pensions. Le patronat par contre, a obtenu une compensation immédiate et intégrale du financement des mesures de pénibilité.

- Inefficace car l’allongement de la durée de cotisations, base des réformes précédentes et qui n’a pas permis de combler le déficit, va pénaliser en particulier les jeunes et les femmes, et, en éloignant la perspective d’une retraite complète, viendra encore dégrader le montant des pensions.
Cette réforme va donc encore une fois répondre aux injonctions du MEDEF au détriment des revendications des salariés et retraités. Elle tourne le dos aux objectifs de justice sociale.

Lors de la précédente réforme des retraites, en 2010, de nombreux parlementaires s’étaient mobilisés pour défendre le droit à la retraite à 60 ans et prouver qu’une autre réforme était possible. Il est inacceptable qu’aujourd’hui une partie d’entre eux renie ce qu’ils proposaient alors.

Il est tout aussi choquant qu’en matière de services publics, les politiques restent les mêmes, à savoir des réductions de moyens alors que les exonérations fiscales et sociales aux entreprises dépassent les 200 Milliards d’euros.

En termes d’accès aux soins, les inégalités se creusent du fait de la baisse du pouvoir d’achat et de la diminution drastique de l’offre de soins publique, assise sur une gestion comptable, découlant notamment de la tarification à l’activité (T2A) pour définir les ressources des hôpitaux et de la loi Bachelot (HPST).

Il est temps de changer de cap et les élus de la république, quel que soit le mandat qu’ils occupent ont une part de responsabilité.

Alors que leur crédibilité est médiatiquement attaquée du fait du comportement de certains députés, nous avons besoin, pour ce faire sur les territoires, d’acteurs politiques portant des alternatives répondant aux besoins des populations, à l’instar de certains d’entre eux, engagés en faveur du progrès social.

Ainsi, nous vous rappelons ce que la CGT entend porter dans ce débat :

- Rétablir l’âge d’ouverture des droits à 60 ans, avec une retraite d’au moins 75 % du salaire d’activité et au moins égale au SMIC (que la CGT revendique à 1700 euros),

- Tenir compte de la pénibilité par des mesures d’anticipation d’âge avant 60 ans,

- Assurer l’égalité entre les femmes et les hommes.

Pour financer le rétablissement et l’extension des droits constitutifs d’une retraite satisfaisante pour toutes et tous, les acteurs politiques doivent s’affranchir du chantage autour du «coût du travail» et de l’emploi effectué par le MEDEF pour toujours plus d’exonérations fiscales et sociales au nom de la compétitivité des entreprises.

Plusieurs rapports viennent contredire les inepties portées notamment par le rapport Gallois et pointent le coût du capital comme un frein au développement économique et social nécessaire pour sortir de la crise.

C’est le cas de l’étude du CLERSÉ et de l’Université Lille 1 que vous n’êtes pas sans connaître.

http://data.over-blog kiwi.com/0/44/77/29/201307/ob_431248d41a3ed6a4edffa9d655ed5690_rapportcgtcoutcapitalk.pdf

Sachant que de la consommation des ménages dépendent de 57 % des richesses créées par le travail (INSEE), augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux seraient de nature à relancer l’économie, créer des emplois et répondre aux attentes des populations et renforcer les systèmes de protection sociale solidaires.


Aussi la CGT propose :

- L’augmentation de tous les salaires, avec un SMIC à 1700 € comme base des grilles de salaires et indiciaires, la reconnaissance des savoir-faire et des qualifications par un statut permettant la progression du salaire sur la carrière,

- Le développement de l’emploi industriel en réponse aux besoins et enjeux environnementaux, et une véritable sécurisation des parcours professionnels permettant la conservation et la reconnaissance dans le statut des savoir-faire de chaque salarié,

- Le développement de services 100 % publics de proximité impliquant une réouverture de services et de classes et l’embauche des salariés sous statuts,

- La mise en place de contreparties en termes d’emplois, de salaires et de conditions de travail à l’attribution des aides publiques ainsi qu’une meilleure maîtrise de l’utilisation des aides publiques.

Pour une réforme du financement des retraites la CGT propose :

- De revoir le calcul de la cotisation employeur de sorte de la moduler en fonction de la politique salariale et d’emploi et de la part des salaires dans la valeur ajoutée de l’entreprise,

- De créer une contribution sociale sur les revenus financiers des entreprises (318 Mds € en 2011), au même taux que les cotisations assises sur le travail. Cette mesure permettrait de dégager 20 à 30 milliards d’euros par an,

- D’assoir l’assiette des cotisations sociales sur l’ensemble des rémunérations (primes, intéressement, participation…).

Deux mesures complémentaires permettraient de rétablir l’équilibre budgétaire à l’horizon 2020 :

- Revenir sur les 200 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises, notamment en supprimant les exonérations de cotisations sociales qui n’ont pas montré d’efficacité en matière d’incitation à l’emploi stable. Celles-ci s’élèvent aujourd’hui à près de 30 milliards d’euros par an,

- Atteindre l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, ce qui permet d’augmenter les ressources du système de 10 milliards d’euros aux horizons 2020.

Soyez assurés que nous saurons, sur ces bases et exigences, créer les conditions de rencontre permettant le débat dont nous rendrons compte aux salariés, retraités et privés d’emploi.

Nous vous donnons rendez vous devant le Conseil Général à partir de 12H30.

Nous vous prions d’agréer, Mesdames Messieurs, nos salutations

Valérie LESAGE

Secrétaire Générale UD CGT 77




DISCOURS D’INTERPELLATION

RASSEMBLEMENT DU 18 OCTOBRE 2013 -

DEVANT LE CONSEIL GENERAL

 
Mesdames et messieurs les Elus(es),

Nous vous interpellons aujourd’hui, sur la situation des salariés, des retraités et des privés d’emplois de ce département,

Nous vous interpellons, car vous avez un rôle déterminant à jouer dans les semaines et les mois qui viennent.

Sur les questions des retraites, tout d’abord malgré le vote à l’Assemblée Nationale en première lecture de la réforme des retraites, nous savons que rien n’est joué définitivement.

Vous pouvez peser encore pour que cette nouvelle réforme synonyme de nouveaux reculs sociaux, de nouvelles inégalités et injustices sociales ne soit définitivement votée.

De plus, cette nouvelle réforme, comme les précédentes, s’avèrera inefficace car elle ne comblera pas les déficits et pénalisera une nouvelle fois les jeunes et les femmes.

Le financement de la protection sociale dans son ensemble est lié aux questions de salaires, de pensions, d’emplois et de conditions de travail.

C’est bien le coût du capital qui pèse et pénalise la reprise économique.

Aujourd’hui nous exigeons une autre réforme des retraites, mais également une hausse des salaires, avec une hausse immédiate du SMIC à 1 700 €, servant de base de départ de toutes les grilles de salaires et indiciaires et de base aux minima sociaux et aux pensions versées.

Au-delà du financement pérenne de la protection sociale, ces mesures permettraient une relance de l’économie, de répondre aux besoins sociaux des populations et de créer nombres d’emplois.

Nous vous interpellons également aujourd’hui sur le rôle que vous jouez dans le financement des entreprises du département à travers les aides publiques.

Nous vous rappelons nos exigences en matière de contreparties que nous devons imposer à ces

entreprises en termes d’emplois, de politique sociale, de salaires, de qualification et conditions de travail, mais aussi en critères environnementaux.
De même, de nombreux territoires de Seine-et-Marne sont les oubliés du développement économique.

Au-delà des 3 pôles économiques majeurs que sont Mitry Mory, Marne-La-Vallée et Melun Sénart, que de déserts en termes d’emplois, d’accès aux soins, d’accès aux transports, en bref, d’accès aux services publics qui aggravent jour après jour la situation sociale précaire dans lesquels nombre de nos concitoyens vivent qu’ils soient privés d’emploi, retraités ou salariés.

Mesdames et Messieurs les Elus(es), nos exigences sont à la hauteur de la situation sociale qui se dégrade jour après jour sur ce département et à la hauteur des injustices et des inégalités auxquelles nous sommes confrontées.

Des entreprises comme le Crédit Agricole, Safran, ont des bénéfices nets en progression (+ 217 % pour le Crédit Agricole : fermeture du site de Meaux - + 47.8 % pour le groupe Safran), cela impose à de telles entreprises une responsabilité sociale d’autant plus forte.

 
L’urgence sociale c’est le progrès social.

Nous vous interpellons car vous êtes des acteurs politiques certes de proximité mais vous devez

faire entendre la voix des salariés de ce département.

Entendez nous, répondez aux attentes fortes de justices sociales.

Vous devez jouer un rôle essentiel pour gagner l’interdiction des licenciements boursiers, pour

favoriser les alternatives des salariés, pour gagner des droits et moyens nouveaux des représentants des salariés.

Pour gagner au vote définitif de la loi d’amnistie des syndicalistes.

Vous ne pouvez vous exonérer des politiques nationales.

Vous serez également comptable des régressions sociales votées et qui seront votées sous la pression du capital.

Ne laissons pas la désespérance prendre le pas, d’autres perspectives réalistes sont à imposer pour qu’enfin nous parlions réponse aux besoins sociaux et non plus rentabilité financière à court termes.

Valérie LESAGE

Secrétaire Générale UD CGT 77



Versements de l’UIMM aux syndicats : ce que les enquêteurs ont établi


( Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie )
Les anciens responsables de l’UIMM ont refusé de préciser ce dont ont bénéficié les syndicats. Le juge d’instruction a mené son enquête
Pour en savoir plus cliquez ci-dessous
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/dossier/patronat-metallurgie-denis-gautier-sauvagnac/0203049186505-versements-de-l-uimm-aux-syndicats-ce-que-les-enqueteurs-ont-etabli-614159.php


Réforme ferroviaire : La CGT défend l’intérêt général


Le projet de loi portant réforme du système ferroviaire, présenté au Conseil des Ministres du 16 octobre, s’inscrit dans les cadres idéologiques d’une libéralisation du rail qui ont déjà fait la preuve de leur nocivité, de leur inefficacité.
Lire la suite en cliquant ci-dessous
http://www.cgt.fr/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=40654


La réforme : un non massif à un projet désintégrateur
Pour en plus cliquez ci-dessous
http://www.cheminotcgt.fr/new_site/5_publications/perspectives_syndicales/356/356.pdf


17 septembre : premier rendez-vous de mobilisation

  17 septembre : premier rendez-vous de mobilisation PUBLIÉ LE 18 SEP 2020   TEMPS DE LECTURE : 2 MIN. Malgré toutes les incertitudes liées ...