« Le plan social de Nokia doit être contesté au-delà des mots »

 « Le plan social de Nokia doit être contesté au-delà des mots »

Le secrétaire général de la CGT propose un « plan de rupture » pour relancer l’économie. Philippe Martinez recommande une implication plus forte de l’État dans l’économie, notamment pour éviter les plans sociaux comme chez Nokia à Lannion (22).


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Temps de travail : les sophismes à rallonge du Medef

 Temps de travail : les sophismes à rallonge du Medef

Un doux parfum de rentrée plane sur le pays. Le ciel se grise et le Medef veut que les Français travaillent plus. N’était la circulation toujours menaçante du coronavirus, on jurerait que tout est en ordre. Il faut croire que le« patron des patrons », Geoffroy Roux de Bézieux, n’a pas été si refroidi que ça par l’accueil timide réservé à son avant-dernier ballon d’essai, en plein confinement. « Il faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés », avait-il lancé en avril, trouvant quelque écho au sein du gouvernement, mais se heurtant aussitôt à un mur syndical.


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 UNE AUGMENTATION POUR LES PREMIERS DE CORVÉE


Objectif : encourager la consommation


Améliorer le sort de nos concitoyens qui sont en première ligne dans la pandémie : c'était au printemps un engagement moral du président de la République. Partiellement tenu à l'endroit des soignants et des personnels du médico-social, qui ont bénéficié d'augmentations de traitements. 

Mais pour les autres ? La caissière, le chauffeur de bus, l'éboueur, la cuisinière… Le versement de primes éphémères ne suffira pas à relever leur pouvoir d'achat !

 L'État ne peut pas tout, c'est entendu. 

Pour autant, dans un contexte incertain de crise sanitaire où les dirigeants économiques pétrifiés n'oseront guère booster les petits salaires, le gouvernement peut les aider en donnant un coup de pouce au smic, qui n'a été augmenté que d'un petit 1,2 % en janvier. Même Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France, convient que sur ce point Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, qui réclame cette augmentation, « n'a pas totalement tort ».

 C'est dire. Certes, l'ancien ministre du Travail, tout occupé à préparer sa candidature à la présidentielle, préférerait une hausse du smic net, soit une énième baisse des cotisations sociales mais, au moins, il ouvre le débat.

 Une certitude : cet argent-là ne dormira pas sur des comptes bancaires.

 Dépensé, il soutiendrait la consommation des Français, et donc, l'activité du pays.



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