Crédit Agricole confirme la suppression de 2.350 postes, dont 850 en France





Info :AFP

PARIS — La banque Crédit Agricole a confirmé mercredi la suppression de 2.350 postes, dont 850 en France, au sein des activités de banque de financement et d'investissement ainsi que du pôle Crédit Agricole consumer finance (essentiellement crédit à la consommation), selon un communiqué.

Ces chiffres avaient été communiqués plus tôt mercredi à l'AFP par le syndicat FO et s'inscrivent dans le cadre d'une refonte de ces métiers dans le groupe.

En banque de financement et d'investissement, au sein de la filiale Crédit Agricole corporate and investment banking (CA CIB), 1.750 postes sont concernés, dont 550 en France.

A cela s'ajoutent 600 postes supprimés pour CACF, dont 300 en France.

"La mobilité et l'employabilité seront favorisées, les départs volontaires seront privilégiés", assure la banque dans le communiqué, qui évoque la mise en place d'un "dispositif complet d'accompagnement favorisant la mobilité professionnelle et géographique".

Le groupe précise qu'il prévoit de recruter, parallèlement à ces mesures, 3.500 personnes en France en 2012, "principalement en banque de proximité".

Journée d’action du 13 décembre 2011



Info : CGT

Contre l’austérité, pour les revendications
Des milliers de salariés dans 200 manifestations

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La nouvelle journée de manifestations contre le plan d’austérité du gouvernement a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans tout le pays où l’on a dénombrés 185 manifestations et rassemblements à à l’appel de la CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa. Les organisations syndicales se retrouveront le 19 décembre pour tirer bilan de cette journée et décider quelles suites elles entendent donner dans la perspective de la convocation en janvier d’un sommet sur l’emploi annoncé par le président de la République. Cette journée a été marquée notamment par un rassemblement sur le pont de la Concorde à Paris devant l’Assemblée nationale, où était déployé, devant 5.000 personnes, un énorme billet de banque proclamant : "de l’argent pour les salaires et l’emploi en Europe, pas pour la finance !". Réunis d’abord place Saint-Augustin non loin de l’agence de notation Moody’s plusieurs milliers de manifestants CGT, FSU et Solidaires se sont dirigés ensuite en cortège vers le pont de la Concorde, derrière une banderole "Non à l’austérité". Dans de nombreuses villes de province, des manifestants ont battu le pavé, notamment à Bordeaux, Lyon, Rouen, Marseille, Nantes, Toulouse, Calais, Lille, Boulogne-sur-mer, Limoges, Pau, Périgueux, Tours, Orléans ou encore le Havre.






La CGT se félicite des quelques 200 rassemblements et manifestations organisés dans le pays.

Ils témoignent de la volonté des salariés, des retraités et des privés d’emploi de ne pas accepter les mesures d’austérité qui ne vont qu’aggraver la situation économique et sociale.

En France, comme en Europe, les dirigeants veulent profiter de la crise pour faire passer des réformes structurelles qui sapent le droit social et mènent tout droit à la récession.

Partout sur le continent, à l’appel des syndicats, des mobilisations se construisent pour une Europe sociale. Il faut hausser le ton dans les semaines qui viennent. Le « compromis » de Bruxelles adopté par les chefs d’états prépare une aggravation de la pression sur les salariés alors que les marchés financiers ont préservé leur intérêt sur toute la ligne. Cette Europe là favorise les replis nationalistes.

D’autres solutions existent par une autre répartition des richesses au service du développement industriel, des services publics, de la valorisation du travail et de la protection sociale.

Il n’y a aucune fatalité à cette situation, les salariés doivent se faire entendre beaucoup plus que les institutions financières avec leurs agences de notation.

La CGT entend mettre le « sommet sur l’emploi » de janvier décidé par le Président de la République sous la pression des salariés.

C’est dans cet état d’esprit que nous nous rendrons à la rencontre intersyndicale du 19 décembre prochain.

Montreuil, le 13 décembre 2011




La CGT ne cautionnera pas la mort du « 1% Logement » et le détournement de l’argent des salariés

Info : CGT



Les décrets relatifs aux emplois et enveloppes de la Participation des Employeurs à l’Effort de Construction ont été soumis au vote du Conseil National de l’Habitat du 12 décembre.

La CGT a décidé de voter contre et demande au gouvernement de tenir compte de la démocratie sociale, en suivant l’avis négatif émis.

L’État en rackettant 3, 25 milliards d’euros sur les ressources du 1% logement pour la période 2012-2014, afin de financer les agences nationales pour la rénovation urbaine et de l’habitat (ANRU et ANAH), dont les politiques sont pourtant de sa responsabilité, montre son mépris vis-à-vis des organisations syndicales et patronales qui collectent et gèrent ces fonds.

Ces prélèvements condamnent l’existence de l’Association Foncière Logement en tant qu’outil de mixité sociale au sein des quartiers faisant l’objet de programmes de rénovation urbaine. Sa modélisation en SA HLM se traduira par une vente massive d’un patrimoine à valeur de 5 milliards € qui n’irait plus au financement des régimes de retraites AGIRC ARCC0, comme il l’était prévu à sa création.

Enfermé dans une vision dogmatique et libérale, le gouvernement décrète également la disparition des aides à la mobilité professionnelle sous forme de subvention. Avec la suppression des aides directes, mobili-pass et mobili-jeunes, c’est 40000 bénéficiaires par an dont 40% de jeunes de moins de 30 ans en situation d’embauche qui ne bénéficieront plus de cet accompagnement à la mobilité. Ils viendraient ainsi s’ajouter aux 500 000 personnes en recherche d’emploi qui, ces cinq dernières années, ont du renoncé à un poste en raison de l’accroissement de leurs dépenses logements qui en auraient résulté.

C’est encore, alors que son montant est déjà limité, l’arrêt de l’aide au financement des travaux pour l’adaptation du logement des personnes handicapés …

Cette nouvelle ponction, va limiter de façon drastique les possibilités de logement offertes aux salariés des entreprises privées, dans un contexte de hausse vertigineuse du prix des loyers et de l’immobilier, de manque criant de logements, particulièrement dans les grandes agglomérations. C’est un mauvais coup de plus porté aux salariés qui ont déjà à subir une politique d’austérité, injuste et inefficace, qui s’ajoute à la hausse du taux réduit de TVA de 5,5% à 7% ; au plafonnement à 1% de l’aide personnalisée au logement ou encore à l’augmentation des dépenses de chauffage, résultat de la politique de libéralisation de l’électricité et du gaz.

En détournant les ressources d’Action Logement et en limitant fortement le nombre de salariés qui en bénéficient, en se désengageant de la politique du logement et particulièrement du logement social, en privilégiant par la défiscalisation l’investissement locatif privé et la spéculation , l’État montre malheureusement qu’il n’est plus aujourd’hui le garant du droit au logement pour tous.

Pour répondre aux attentes légitimes des salariés en matière de logement et sortir de la crise, la CGT exige :

• l’abrogation de la loi Boutin et le retour à une véritable gestion paritaire d’Action Logement par les acteurs sociaux pour mettre un terme à au désengagement de l’aide aux salariés ;
• de doter le « 1% logement » de moyens accrus en élargissement la collecte à toutes les entreprises non assujetties, par la mise en place d’un dispositif spécifique pour la Fonction Publique et en rétablissant en ressources le taux réel de 1% de la masse salariale afin de démultiplier l’effort commun de construction ;
• le retour à la contractualisation des actions au lieu de la tutelle de l’État pour contribuer de façon responsable et solidaire aux politiques de rénovation urbaine et de résorption de l’habitat vétuste et insalubre.

La CGT interviendra, en recherchant l’unité la plus large possible, pour que la question du logement, préoccupation majeure des français et des salariés, soit un enjeu pris en compte dans la campagne électorale qui s’est ouverte.

Montreuil, le 12 décembre 2011

La CGT appelle à la grève sur le site PSA d'Aulnay


















A l’occasion de la convocation d'un CCE chez PSA jeudi 15 décembre, la CGT appelle les salariés à se mettre en grève sur le site menacé d'Aulnay. Le syndicat les convie à se rassembler sur le parking de l'usine. Ce rassemblement a "pour but de protester une nouvelle fois contre le plan de suppression de 6.800 emplois en Europe, dont 5.000 en France, et d’interpeller le président de la république". La CGT demande à Nicolas Sarkozy "d’intervenir pour le maintien de l’ensemble des emplois du site d’Aulnay après 2014".

"Les ministres Baroin, Bertrand et Besson ont tous affirmé qu’il n’y aurait ni licenciement, ni fermeture de site, ni plan social, ni même plan de départ volontaire chez PSA", inisiste le syndicat. Quant au président de la république, il a "annoncé qu’il prenait en main le dossier et qu’il n’y aurait aucune fermeture d’usine".

PSA a annoncé le 26 octobre un plan de suppression d'emplois. Il en a précisé le 15 novembre dernier les détails. Les réductions d'effectifs du groupe automobile touchent notamment recherche et le développement, mais aussi le marketing, le commerce, l'informatique et la production.

Les prochaines petites voitures de PSA seront tchèques,
PSA taille dans les effectifs, ses concurrents embauchent

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