Disparition de Maurice Cohen :






INFO : C.G.T



Communiqué de Bernard Thibault


J’apprends avec une immense tristesse le décès de Maurice COHEN. Avec la disparition de Maurice, qui fut Directeur de la Revue pratique de droit social (RPDS) et Chef du service juridique de la NVO, c’est un des experts du droit du travail les plus prestigieux de son histoire qui nous a quittés.



Son immense connaissance du droit en a fait un atout précieux pour la CGT, son journal et l’ensemble des syndiqués de la CGT. La qualité de l’information qu’il délivrait aux lecteurs de la NVO découlait du langage accessible à des non juristes qu’il utilisait, alliant une information scientifique objective et les conseils juridiques les plus favorables possibles aux salariés, représentants du personnel, conseillers prud’hommes, chômeurs, retraités.



Je tiens à souligner l’effort qu’il a réalisé en entamant des études universitaires qui le conduiront jusqu’à la rédaction et la soutenance d’une thèse de doctorat en droit en 1964 consacrée au statut des délégués du personnel alors en pleine construction. Cet ouvrage sera couronné par la faculté de droit et des sciences économique de Paris.



Son traité sur le droit des comités d’entreprise est, aujourd’hui encore, un ouvrage de référence pour les élus et mandatés ; la dixième édition à laquelle il a travaillé jusqu’à son dernier souffle sera d’ailleurs publiée dans les prochains mois.



Rigoureux dans l’analyse mais ferme dans ses convictions, tel était la caractéristique des écrits de Maurice COHEN, ce qui lui vaudra la reconnaissance et le respect du monde universitaire spécialisé en droit du travail.



Avec sa disparition, la CGT et la NVO perdent un militant exemplaire qui a su mettre ses connaissances au service de son engagement. Son œuvre constitue un patrimoine syndical d’une très grande portée qui demeurera indispensable aux milliers de militants de la CGT.



Personnellement, ainsi qu’au nom de la direction confédérale et des organisations de la CGT, je veux saluer l’immense contribution de Maurice qui a consacré sa vie à la défense des intérêts des salariés. J’adresse à sa famille mes plus sincères condoléances et l’affection de toute la CGT.



Montreuil, le 7 septembre 2012


Juristes et syndicalistes rendent hommage à Maurice Cohen
Le "Cohen", la bible des comités d’entreprise, c’était lui : Maurice Cohen, le directeur de la revue pratique du droit social (RPDS), une revue de jurisprudence proche de la CGT, où certains le surnommaient "Papa Cohen", est décédé à l’âge de 85 ans

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La CGT revendique la mise en place d’un Pôle financier public





INFO : Collectif logement C.G.T.



Développer durablement



Pour développer durablement l’emploi, l’investissement productif, les filières industrielles et les services publics la CGT revendique la mise en place rapide d’un Pôle financier public



Dans son discours à Châlons en Champagne, le Président de la République a annoncé la création imminente d’une Banque publique d’investissement.



Destinée à soutenir le financement des petites et moyennes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire, la Banque publique d’investissement devait être initialement mise en place en 2013. L’accélération du calendrier confirme la gravité de la situation, surtout dans l’industrie avec une multiplication des fermetures de sites et des suppressions d’emplois.



L’objectif poursuivi est important. Mais l’esquisse institutionnelle du projet, de même que sa logique d’intervention suscitent des interrogations.



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Traité européen : Pour une Europe vraiment sociale !



Déclaration de Commission exécutive confédérale C.G.T


Alors que s’engage enfin un débat en France sur le nouveau traité européen dit Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), la CGT veut réaffirmer avec force sa solidarité avec tous les peuples européens confrontés aux politiques de régression sociale et son opposition résolue à toute ratification sous quelque forme que ce soit de ce traité.



Notre opposition à ce texte est dans la droite ligne de l’analyse faite par l’ensemble des organisations syndicales membres de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Cette dernière a marqué ses critiques sur le contenu de ce texte et son opposition à son adoption dans une résolution unanime de ses membres le 25 janvier 2012. Si « le Pacte pour la croissance » décidé lors du Sommet des Chefs d’États des 28 et 29 juin 2012 permet de donner un peu d’oxygène, pour un temps, aux pays les plus en difficulté, il ne réoriente pas le traité lui-même.



Ce traité sanctuariserait les politiques d’austérité comme seul moyen d’atteindre l’objectif d’assainissement des finances publiques. Or, ces politiques déjà à l’œuvre dans nombre de pays de la zone euro (Grèce, Espagne, Portugal, Italie …) ne font qu’aggraver la régression sociale qui entretient durablement la récession économique. Aucun pays n’est désormais épargné, ni la France, ni même l’Allemagne qui touche les limites d’une politique ancrée sur l’austérité salariale et l’accroissement des inégalités.



C’est l’Europe entière qui entre en récession dont les premiers effets sont une augmentation fulgurante du chômage, en particulier celui des jeunes.



Alors que les dérives des pratiques des banques, plus tournées vers la spéculation que vers le financement productif ont provoqué la crise actuelle, aucune régulation financière n’est envisagée.



Les logiques de réduction à marche forcée des déficits et les mécanismes punitifs de ce traité enfonceraient l’Union européenne dans un marasme prolongé. Une fois de plus, ce serait les seuls salariés qui devraient faire les frais d’une crise dont ils ne sont en rien les responsables.



Ce traité aurait des conséquences directes dans le domaine social qui est pourtant hors du champ de compétence des instances européennes. Tout accroissement des dépenses pour répondre aux besoins sociaux serait difficile sinon interdit. Ainsi, avec ce traité, le nouveau gouvernement français n’aurait pas pu faire adopter la mesure sur le départ à la retraite à 60 ans des salariés ayant effectué des carrières longues. Vu la situation financière de la France, les instances européennes auraient jugé contraire au traité cette mesure compte tenu du niveau du déficit public.



La bataille revendicative et la négociation sociale seraient encore plus difficiles. En cas d’adoption de ce traité, les instances européennes pourraient mettre en cause les résultats de la négociation sociale. C’est la douloureuse expérience déjà vécue par les salariés grecs, espagnols, italiens.



Les peuples européens n’ont pas besoin de plus de « discipline ». Ils aspirent au contraire à plus de solidarité avec l’ensemble du mouvement syndical européen, la CGT prône la rupture avec les politiques élaborées et mises en œuvre par les gouvernements européens, qu’ils soient ou non dans la zone euro. D’une part, contre les exigences de la finance, il faut s’engager vers des politiques qui donnent la priorité au développement humain et soutiennent le pouvoir d’achat et la création d’emplois, pour redonner du souffle au développement économique.



D’autre part, il faut définitivement rompre avec les politiques de mise en concurrence entre les différents États où la pratique du dumping social et fiscal affaiblit l’ensemble des salariés et des économies. Il est indispensable d’adopter des politiques convergentes et solidaires dans les domaines économiques, fiscaux, sociaux, industriels, de recherches et développement, environnementaux. L’Europe est un continent où les richesses sont nombreuses. Elles sont le fruit du travail des femmes et des hommes. Il est urgent d’imposer une autre répartition de ces richesses au profit des privés d’emploi, des salariés, des retraités.



Opposée à la ratification par la France de ce traité européen quelle que soit la procédure utilisée, la CGT exprime sa solidarité avec tous les salariés européens qui du Portugal à la Grèce en passant par la Belgique et l’Espagne, sont en lutte contre les politiques d’austérité et de régression sociale que l’on veut leur imposer sous le diktat de la Commission Européenne et des marchés financiers.



C’est pourquoi la CGT demande une renégociation des traités européens qui devra notamment consacrer l’adoption d’une clause de progrès social. La CGT revendique avec la CES les propositions adoptées le 5 juin 2012 sous l’intitulé d’un « nouveau contrat social pour l’Europe ».



Nous appelons les salariés, privés d’emploi et retraités à exprimer cette solidarité et le rejet du traité, notamment au travers de la pétition que les militants de la CGT leur proposeront dans la période. Celle-ci sera adressée aux parlementaires et au gouvernement afin d’obtenir une non-ratification du traité pour engager l’Europe vers le progrès économique, social et environnemental.



Montreuil, le 6 septembre 2012








Hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris : Vers une fermeture des urgences ?


 


Environ 250 personnes, personnels, usagers, élus du Front de gauche et syndicalistes se sont réunis jeudi devant l’hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris, pour protester contre la fermeture des urgences.



Situé au centre de Paris dans un quartier très touristique, l’Hôtel-Dieu est le plus ancien hôpital de la capitale, et rayonne sur neuf arrondissements, soit 370.000 parisiens. Il accueille 120.000 patients aux urgences chaque année, reçoit de nombreux touristes et dispose d’un service spécifique aux urgences médicales judiciaires.



"Nous avons découvert mi-juillet que la direction émettait le souhait de fermer les urgences et à terme l’Hôtel-Dieu pour y installer les bureaux de la direction générale et vendre les bâtiments de l’avenue Victoria, [siège actuel de l’AP-HP]", a indiqué Yann Flécher, responsable de l’Usap-CGT. "La fermeture de l’Hôtel-Dieu signifierait la suppression de 1.400 postes [...] Sa situation est symbolique de la destruction de l’AP-HP, plus grand CHU d’Europe, qui dérange par sa grandeur et par son poids".



De son côté, la direction a fait savoir qu’aucune décision n’était prise pour l’instant, affirmant qu’une "réflexion était en cours avec les représentants élus de la communauté médicale du groupe hospitalier Cochin-Hôtel-Dieu et la commission médicale d’établissement".








Plan de relance européen : le vice caché

Une « étape majeure », des conclusions  « historiques »  : le plan de relance européen ne cesse de recevoir les éloges des chefs d’États et ...