Info : CGT
Le décès accidentel d'un employé, mardi, met l'entreprise en émoi. La production a été stoppée sur la zone où il travaillait.
Des machines stoppées et des salariés sous le coup de l'émotion. Suite à la chute mortelle d'un employé de 50 ans aux Papeteries de Condat, au Lardin, mardi (lire « Sud Ouest » d'hier), c'est à la fois le temps du deuil et des questions. Hier, la production de la zone sur laquelle l'homme travaillait au moment du drame était à l'arrêt pour les besoins de l'enquête confiée à la gendarmerie.
Dans le même temps, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a tenu une réunion lors de laquelle « une minute de silence a été respectée », précise l'attachée de presse de la direction. Il en est ressorti la décision de mener une enquête interne. À cet effet, une réunion de travail est prévue aujourd'hui, à laquelle participeront les responsables de la sécurité, de la fabrication et de l'équipement, les membres du CHSCT ainsi que le représentant des services techniques.
« On se pose des questions » À midi hier, l'ambiance à la sortie de l'équipe du matin des Papeteries était morose. Même pour ceux qui ne connaissaient pas Marc Michel, le défunt, la matinée a été « tendue », disent-ils. « On se pose des questions, on se demande ce qui est arrivé », témoignent certains.
Quant à ses anciens collègues de la coucheuse 5 (la chaîne sur laquelle Marc Michel travaillait), la plupart, trop choqués, ne veulent pas parler. Quelques-uns laissent échapper quelques mots, mais sans trop évoquer l'homme qu'ils ont connu : « Il travaillait depuis douze ans sur cette machine… »
Aux Papeteries de Condat, ce qui domine chez les salariés, c'est l'incompréhension : « Entre la passerelle où il était et la presse, il y a moins de 20 cm, comment a-t-il pu tomber ? », s'interroge-t-on.
Cellule de soutien La direction a mis en place une cellule de soutien dans l'entreprise, en particulier pour les salariés de la coucheuse 5 : « L'infirmière du travail est aussi passée nous voir, confient certains. Les responsables nous ont parlé, ils nous ont encouragés à rester groupés. »
Au passage, quelques-uns signalent toutefois que l'accident est survenu sur une chaîne qui accusait, depuis septembre, six jours de chômage technique par mois. « Même avec des compensations, il y a des pertes de salaire et on n'a pas les primes de dimanche », commente un employé. Quel rapport avec l'accident de Marc Michel ? A priori aucun, si ce n'est d'affecter le moral de l'équipe. Était-ce le cas de Marc Michel ? L'enquête le déterminera peut-être.
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